mercredi 5 avril 2017

Premier développement couleur

 Du N&B à la couleur...


Voici déjà au moins trois ans qu j'ai investi dans une jobo cpe2 à la foire de Vienne. J'ai acheté un kit tetenal peu de temps après et depuis, je repousse sans cesse le passage à l'acte. J'avais accumulé des pellicules  pour faire plusieurs batchs et rentabiliser la chimie. Mais parmi les pellicules il y avait le reportage sur les noces d'or de mes parents en moyen format (120) et j'avais renoncé à le faire pour le confier à un labo pro, qui suite à un panne avait massacré les films (ils étaient restés coincés dans a machine). Du coup je pensais de plus en plus à le faire. Et de voir mon ami François, développer  de la couleur en stand dev m'a convaincu de passer à l'acte. J'avais déjà étalonné les températures l'an dernier et je savais à quelle température mettre la consigne pour que cela soit proche de 38°C dans la cuve.
Ce weekend, je me suis donc lancé à l'eau.

  

Après une première frayeur pendant le préchauffage (la cuve s'est arrêtée de tourner et ne voulait plus repartir), le tout s'est mis correctement en route et j'ai suivi les  considérations de la notice pour développer deux films.

Les films secs, je les ai scannés avec mon Epson 4990, le mode ICE enclenché, en TIFF avec un scan à 4800dpi réduit à 2400 dpi pour avoir la résolution effective du scanner et un fichier  de taille relativement réduite comme conseiller sur http://www.filmscanner.info/ pour les scanners dont la résolution effective n'est atteignable que pour des résolutions supérieures. J'ai rapidement fait le tour des types de films mais sans doute trop rapidement car je n'ai pas trouvé de profil qui conviennent dans le logiciel Vuescan. Après importation  sous Lightroom les films présentaient une exposition un peu basse et des teintes ternes et bizarres. J'ai donc essayé de ramener un peu de couleur en jouant sur la balance des blancs et sur les teintes.

Voici quelques  scans:



  Sur le premier la teinte est trop froide et presque verte. Du coup sur la suivante j'ai rajouté un peu de violet dans les teintes (sous la balance des blancs de LR). Mais ce n'est pas parfait. en dosant un peu mieux, la troisième est meilleure. L'ensemble est par ailleurs un peu mou en terme de netteté.
Néanmoins pour une première, c'est une excellente surprise d'obtenir de tels résultats.

Après discussion avec Thierry, de l'association et musée la Maison de la Photo à Saint Bonnet  de Mure, je lui ai confié mes négatifs pour qu'il les scanne avec un Nikon 5000ED. En à peine quelque clic il a obtenu une chromie depuis le scanner qui n'a strictement plus rien à voir! 

Voici les comparaisons sur quelques photos, la première photo de chaque comparaison est issue d'un scan du Nikon règlages fait sur le Nikon, pellicule Agfa Optima comme profil, la seconde avec un rgèglage generique, une amélioration des couleurs (raviver les couleurs) dans le logiciel, ensuite un travail de la balance des blancs et des réglages globaux et pour finir une accentuation à 25 dans LR.
 Le résultat est flagrant. Les couleurs sont bien mieux équilibrées et plus proches de la réalité, dès la sortie du scanner.
La netteté est également bien meilleure!  Le tout sans accentuation complémentaire!

Cela se confirme sur cette dernière photo. La mise au point et la réserve de définition font leur œuvre. La définition du nikon est effectivement de 4000 dpi effective, et le point est fait sur le film pour chaque photo. Le film est en outre tenu plan par l’entrainement et il n'y a pas les surfaces de verres du scanner à plat pour abaisser la qualité globale ! L'ICE n'était pas enclenché sur le Nikon et les photos présentent des poussières. Il faudrait voir si la mise en route de l'ICE ne dégrade pas trop la définition.

Ces comparaisons amènent à eux conclusions:
- ce premier développement couleur est un succès total.
- il me faut scanner le 135 avec un meilleur scanner que le scanner à plat.

Merci Thierry pour l'aide technique!

Quelques références pour finir:
Utilisation d'une jobo:
Procédure E6/C41/R4/...
http://www.jobo-usa.com/images/manuals/introduction_to_processing.pdf 
La notice de la jobo cpe2:
C41 & Jobo

Sans utiliser de jobo
Avec bain marie ou bain d'eau chaude

Sans bain marie - stand dev.



vendredi 17 février 2017

Quelques mots sur les Rolleiflex

Quelques mots sur les Rolleiflex

Avec cet article, j'entame une série dédiée aux appareils que je possède ou que j'ai eu l'occasion d'utiliser. A tout seigneur, tout honneur, je commence avec un des appareils les plus mythiques et surtout un de mes préférés: le rolleiflex. Je ne vous en vanterai pas en détail tous les mérites, d'autres l'ont déjà fait et mieux que ce que je ne pourrais le faire. Je vous ai mis en fin d'article un certains nombres de de références qui vous permettront de creuser et  de tout savoir sur la marque et sur ce modèle d'appareils photos. Vous pouvez également rajouter dans les commentaires les informations ou sources d'infirmations qui vous sembleront utiles. Je complèterai cet article ultérieurement avec des illustrations et compléments d'informations.

Mon Rolleiflex


Il fut un temps ou j'aurai voulu faire de la photo de rue. N'étant pas particulièrement à l'aise avec le regard de l'autre et après avoir suivi plusieurs photographes connus ou inconnus qui utilisent ce genre d'appareils, je m'étais convaincu qu'un appareil de ce type me permettrait d'éviter le regard de l'autre et m'aiderait dans ma pratique. Je m'étais donc lancé dans l'achat de TLR, à commencer par un Yashica Mat 124G dont je parlerai une prochaine fois. A l'époque, je ne connaissais ni les foires photos, ni les forums dédiés à l'argentique et j'avais craqué pour une annonce sur ebay à un prix a priori raisonnable. L'appareil reçu et fort poussiéreux, je lui fis faire un nettoyage/révision chez un réparateur lyonnais qui fut un peu long à me le faire. Malgré le prix de la révision qui gonflait le prix initial de l'appareil, je ne regrette pas cette mise à niveau qui a redonné une jeunesse à l'appareil. Pendant quelques mois, je me suis lancé de concert avec mon 50mm et mon K5, à mener deux séries parallèles de portraits en numérique et en argentique. Cela m'a permis d'apprivoiser l'appareil et d'en apprécier les qualités et d'en apprivoiser les défauts.

L'appareil est un moyen format, un 6x6, bi-objectif, reconnaissable à sa façade comprenant deux objectifs, le supérieur pour la visée, l'inférieur pour la prise de vue. L'appareil est un parallélépipède en métal dont les dimensions et le poids restent raisonnables et très largement en dessous d'un full frame moderne.
L'appareil possède donc un miroir fixe, qui présente la particularité d'inverser votre image en miroir. Suivre un sujet en mouvement peut être déstabilisant. L'usage du viseur sportif soulage cet inconvénient sans y remédier complètement (mais il faut alors faire une pré-mise au point et fermer pour être sur de son point). Cette conception présente bien des avantages.
Durant toute la prise de vue vous conservez un œil sur votre sujet, ce qui constitue un avantage évident, en particulier par rapport aux moyens formats mono-objectifs ou la remontée du miroir vient obscurcir votre vue le temps que vous réarmiez l'appareil. L'absence de miroir et la présence d'un obturateur focal diminue les vibrations et permet de travailler à des vitesses très basses, lorsqu'elles ne sont pas gommées. Certains descendraient facilement au 1/15 ou au 1/30ème de seconde sans bougé. Ajoutons à cela que ces vitesses sont souvent utilisées à pleine ouverture et en basse lumière, le point n'est pas toujours exact malgré tout dans ces conditions et le flou de bougé peut venir de votre sujet!
Au début, je visais avec l'appareil au niveau du ventre et en composant une trentaine de cm au dessus du dépoli. cela me semblait plus discret. Cela est peut être vrai pour de l'instantané en photo de rue. En revanche mes photos ont largement gagné avec l'utilisation de la loupe intégrée qui se déploie dans le viseur de poitrine. Je vous en recommande fortement l'utilisation.
L'appareil est facile à charger et présente un système de détection automatique du papier des rouleaux de 120 qui vous assure un départ des vues sur l'émulsion. L'ergonomie dépends des modèles. Sur le mien elle est tout simplement parfaite avec un bouton à tourner pour la mise au point, les deux roues en façade pour la vitesse et l'ouverture qui sont reportée dans une petite fenêtre.
Peu de défauts donc pour ces appareils robustes et solides (le mien est tombé sur un trottoir et a fait un trou dans le sol sans dommage pour l'appareil!) dont les optiques sont en outre de très bonne qualité. Le mien (et sans doute d'autres ) ont cependant une tendance au "flare" lorsqu’une source est lumineuse est dans le champ (ou lorsqu'un ciel blanc est trop présent). Ultime inconvénient pour certains, la focale est fixe! Ne pensez pas à changer d'objectifs! même si pour certains des compléments (pour les baionnettes 1 , et venant des yashica) permettent de passer au télé ou au grand angle. Un appareil que je vous recommande très chaleureusement tant pour son histoire, ses qualités, ou les photos que vous en tirerez!
Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de photos que j'ai faites avec. Essentiellement du portrait, même si il ne démérite pas pour le paysage!





Quelques photos faites avec mon Rolleiflex


Dad & Mom

Sabrina au rolleiflex

Nedjma au Rolleiflex

Cléo-Nikita

Hippolyte

Laure

Alexandra

Eric

Océanne

Claude


Références sur le web

Le site de Tipi:

Présentation générale: http://tipiphoto.free.fr/testnumerique/rolleiflex/
Guide d'achat: http://tipiphoto.free.fr/testnumerique/rolleiflex/choisirflex.htm

Dirapon

http://www.dirapon.be/TLR.html

Studio Plus

http://www.studio-plus.fr/photo-argentique/la-saga-des-6x6-bi-objectifs-tlr-twin-lens-reflex.html

Wikipedia: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rolleiflex

Galerie Photo: 

2 excellents articles
http://www.galerie-photo.com/rolleiflex_bi_objectif.html 
http://www.galerie-photo.com/rolleiflex-image.html


Numéros de série:

http://www.rolleiclub.com/cameras/tlr/info/serial_numbers.shtml
http://www.rolleiclub.com/thedarkroom/?page_id=3583
http://www.rolleirepairs.com/models.htm

Historique des versions

Février 2017 : première version


vendredi 10 février 2017

After Twenty! Model wanted!



Je recherche pour des séances sur des thèmes divers des modèles pour des sessions en studio après 20h au local du club de Saint Pierre en collaboration.

L'objectif est de travailler sur un thème pour progresser mutuellement dans la technique, l'improvisation ou au contraire l'organisation d'une séance.

Cela peut mener à des séances orienté book, nus académiques, clair obscurs , high key, copies de photos de maitres, ... le tout est de se mettre d'accord sur un projet.

Si vous êtes intéressé(e)s, vous pouvez aller choisir sur mon pinterest un thème que j'ai préselectionné: http://pinterest.denisg.fr 




mercredi 25 janvier 2017

10 Astuces Lightroom

Le post traitement n'est pas ma tasse de thé. D'une part, j'ai l'impression de me retrouver devant une page blanche avant d'entamer chaque post-traitement. D'autre part, mes compétences en la matière restent assez limitées. Du coup, je limite ma post-production à Lightroom et ne m'aventure que exceptionnellement dans Photoshop, essentiellement pour la suppression d'objets dans un décor.

Aussi, est ce avec un rare plaisir que j'ai pu livrer à Sébastien Roignant, une astuce concernant Lightroom, suite à un épisode dans lequel il regrettait de ne pas avoir de calque d'opacité pour régler l'intensité des traitements locaux.

A défaut de calque d'opacité, il existe bien un moyen de régler cette intensité. Pour cela, il faut se mettre dans me mode Pinceau. Cliquer H pour faire apparaitre les épingles. En appuyant sur alt (Windows) et passant le curseur de la souris sur l'épingle on voit apparaitre la double flèche horizontale qui signifie qu'on peut régler une propriété en se déplaçant de droite à gauche.

On peut alors en effet diminuer ET augmenter l'intensité du traitement lié à l'épingle. On peut également régler le gain global en cliquant sur le petit triangle noir à droite du nom de la propriété modifiée par le pinceau. Pour  ma part, je préfère utiliser la double flèche associée à l'épingle.

Retrouvez cette astuce (avec la mention de mon nom!) dans la vidéo de Sébastien ci-dessous!



dimanche 22 janvier 2017

Appel à candidature pour la série "Chez elles"

Chez Elles

La série “Chez Elles”  s’inscrit dans une démarche de portraits en situation, du modèle dans son intimité. Ces travaux peuvent se rapprocher de ceux de Jean-François Jonvelle / Alexandre Maller ou Baudouin (voir références plus bas). Si cette série est originellement dédié à la féminité, elle peut laisser place à la masculinité (Série Samuel).

La séance se déroule autour de thèmes à définir en commun avant et pendant la séance, qui peuvent aller de l’évolution dans le cadre quotidien du modèle avec des objets personnels, soit de manière naturelle, soit dans une mise en scène. Le modèle est encouragé à montrer le type d’image qu’il souhaiterait faire pour savoir dans quelle direction orienter la séance.

Les séances se déroulent en numérique, et également en argentique si les conditions de lumière le permettent. Idéalement les séances se déroulent en matinée, à la fois pour des conditions de lumières naturelles mais également parce que l’ambiance matinale se prête bien à ce genre de séances. Le travail se fait en collaboration, chacun apportant ses idées à la séance.

Un aperçu des photos numériques brutes est mis rapidement en ligne, et le modèle peut effectuer une sélection raisonnable de photos qui lui plaisent. Le photographe fait de son côté sa propre sélection. L’ensemble des deux sélections est post-traitée par le photographe qui met ensuite à disposition des version HD des photos pour le modèle. Les deux parties peuvent alors disposer des photos comme ils le souhaitent (book, page FB, exposition, groupes photos, …) dans le respect de l’image et de la réputation de l’autre (avec si possible mention de l’autre partie)

Le travail en argentique par essence plus aléatoire n’est pas garanti ni en résultat ni en temps. Les photos peuvent être développées plusieurs mois après et distribuée au fil des développement et scans. Elles peuvent donner lieu à quelques tirages à l’agrandisseur



Exemples de séances réalisées
Julie


Julie

Mélodie


Mélodie - Chez Elles

Katy (Diffusion en cours)


Katy - Chez Elle

Samuel (Diffusion en cours)
https://www.flickr.com/photos/denisbook/albums/72157674243232903


Samuel - Chez Eux - I


Maréva (Diffusion à venir)


Références

Baudouin (-> orienté mode)

Jonvelle (-> orienté intimité)

Maller (-> orienté nus artistiques)


Quelques photos au Yashica ...

Il y a quelques semaines j'ai ressorti le Yashica après plusieurs mois/années de repos. Il s'agit d'un Yashica Mat 124G, le plus recherché des Yashica et copie à peine voilée des Rolleiflex.

L'appareil se manipule grandement comme le Rolleiflex et donne de beaux résultats. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de lui préférer largement mon Rolleiflex, qui quoi que plus vieux d'une vingtaine d'année présente un fonctionnement bien plus fluide, en particulier dans l'avancement des films, et surtout en fin de pellicule.

Donc oui le Yashica est un moyen de faire du 6x6 à meilleur prix qu'un Rolleiflex, mais non, il ne vaut pas un Rolleiflex dans son utilisation. Entre la fabrication bien plus légère et moins finie et la fluidité de son utilisation, la différence de prix entre les deux se justifie largement.
Reste pour lui la qualité des images, qui est bien présente. L'appareil étant en outre, "relativement" récent il me semble que les couleurs sont plus vivantes que sur mon Rolleiflex, qui lui datant du début des années 50, à tendance à prendre facilement du flare.





Portraits

Portraits

Portraits

Portraits

Portraits

Portraits

Portraits

vendredi 20 janvier 2017

K1 - Réception et premières impressions



K1 - Réception et premières impressions



Ça y est, j'ai franchi le pas du Full Frame avec l'achat d'un K1 et d'un 24-70/2.8 . Il a fallu pour cela, l'arrivée du Full Frame chez Pentax, la présence de certaines innovations de ce boitier par rapport à mon actuel (K5 APS-C), une certaine lassitude face à des difficultés de mise au point avec mon Tamron 17-50/2.8, la volonté d'évoluer dans ma pratique photographique (en particulier paysage+studio), l'envie de me rapprocher du rendu de mes argentiques en terme de profondeur de champs (moyen formats mais aussi 24x36), et aussi d'avoir les sous disponibles pour un tel investissement!



AVERTISSEMENT: tout ce qui vient par la suite ne sont que premières impressions! J'affinerai ces impressions après plusieurs semaines d'utilisation et à l'issue de plusieurs séances photos. Certaines remarques ne sont du coup que le fait d'un ressenti spontané d'un fan de la marque. Je vais essayer de rester malgré tout objectif!

Dès l'ouverture des deux boites,  plusieurs éléments viennent à l'esprit! C'est gros, lourd et costaud. Si le boitier reste relativement compact pour un full frame, il grossit néanmoins par rapport au K5. La poignée est juste à ma taille. Sur le K5, l'auriculaire ne tenait pas sur la poignée mais se glissait sous l’appareil. La finition semble très bonne. Le design général et la position des boutons usuels reste assez proche de celle du K5, la nouvelle roue pour un accès rapide aux fonctions attire l'oeil  de suite. L'objectif est quant à lui de bien meilleure qualité que mon Tamron 17-50.  Les finitions, le choix des matériaux et l'impression générale vont vers la robustesse. Je lui adjoins bien vite un filtre de protection HD de Hoya. Il ne restera sans doute pas tout le temps sur l'objectif mais comme je destine aussi l'appareil à des sorties nature (d'où le choix d'un objectif tropicalisé pur aller avec le boitier), cela viendra renforcer la protection de cet objectif qui représente mon plus gros investissement en terme d'optique.

Je monte de suite l'optique sur l'appareil, je glisse une carte mémoire achetée pour l'occasion et je mets en place la batterie qui est déjà chargée au tiers. Premier allumage.
Les sensations du K5 reviennent très vite. La philosophie générale est la même. L'organisation des menus est quasi identique. Les fonctionnalités du K5 sont toutes là.  L'appareil est quasiment entièrement paramétrable. Parmi les  différences d'ergonomie qui viennent troubler mes habitudes  mais auquel je devrais vite m'habituer: le bouton de lecture (sous le pouce gauche sur le K5) est remplacé par le bouton live view et repositionné près du pouce droit. Il n'y a plus de sélecteur du mode d'autofocus sur le dos de l'appareil. son remplaçant se trouve maintenant sur la face avant (activation main gauche, choix du mode avec la roue arrière). Une nouvelle habitude à prendre mais rien de fâcheux.

Allumage de l'appareil et je glisse l'oeil au viseur. On s'y habitue tout de suite. La visée est large et surtout je m’aperçois que je vise naturellement avec mes lunettes, sans sentir de gêne! Avec le K5, le viseur me semble toujours trop petit, et je suis obligé d'enlever mes lunettes pour viser efficacement (valable aussi avec mon Xpro-1). Il y a donc un réel confort de visée dès les premières minutes!

Premiers jeux avec la mise au point (en basse lumière , soirée oblige), c'est très correct. Les premières prises de vue étant en basse luminosité, ce n'est pas hyper véloce mais ça semble assez sûr.  Le signalement de la MAP est modifié par rapport au K5,  le collimateur actif me semble moins visible. L'objectif est animé par des moteurs SDM, la mise au point devient donc silencieuse par rapport à mon Tamron qui lui était mu par une came. Rien de révolutionnaire en soit car la technologie était déjà sur le haut de gamme Pentax depuis longtemps mais comme je n'en étais pas équipé, l'amélioration est très appréciable. Un premier grossissement à 100% des photos sur l'écran arrière montre que le couple boitier-objectif est nettement meilleur que mon K5 plus Tamron en terme de netteté en basse lumière. A confirmer plus largement à l'usage. Les images sont de suite assez lumineuses, là où le K5 avait plutôt tendance à sous exposer. Le boitier comporte beaucoup plus de collimateurs mais ceux-ci sont quasi tous centrés. Ils couvrent globalement la surface équivalente de l'apc-c lorsque l'apapreil est en mode "crop". L'appareil peut de manière automatique ou manuelle, reconnaître les objectifs et passer en mode aps-c pour retrouver l'angle de champs des optiques aps-c au prix d'une perte de la résolution finale de l'image (on passe de 36MP à environ 15MP - similaire au K5). Une légère extension de la position des collimateurs puor couvrir au moins les points de force aux tiers auraient été bienvenue.

Viennent ensuite quelques clichés pour tester la réactivité et voir ce que ça donne sur l'écran arrière. A 24mm, ça commence à voir large. La différence avec un 17mm sur aps-c devrait être  minime mais l'impression semble bien plus importante. La contrepartie vient de l'autre coté de l'intervalle des focales. Le 70mm me semble bien plus court aussi que le 50mm aps-c. Il doit s'agir d'un ressenti car sur le papier les différences de champs sont minimes. La bague de zoom est fluide. Les gros inconvénients de ce zoom restent son poids et son volume. On comprends d'une part que beaucoup préfèrent travailler à la focale fixe (hormis les qualités optiques de celles-ci)  et d'autre part que certains se tournent vers des appareils aps-c plus petits pour leur pratique professionnelle. Le combo K1+24-70 est clairement destiné à une population de photographes avertis pour lesquels l'intervalle de focale est nécessaire et pour lesquels les inconvénients de taille ne sont pas rédhibitoires. si, dans mes prévisions originelles il était prévu que le 24-70 reste greffer sur l'appareil, le poids de l'objectif devrait me redonner envie de passer en focale fixe pour certaines utilisations. A terme un 85mm plus compact pourrait être bienvenu pour le portrait (j'ai un 50/1.7 et un 100/2.8 (macro)).

L'écran pilotable est un vrai plus. Mon tout premier appareil numérique un canon Powershot  A80 avait cette fonctionnalité et depuis je regrettais de ne pas l'avoir sur mes boîtiers. Pentax s'y est mis avec le K1 et ensuite avec le K70. Le système mis en place par Pentax est assez particulier. Une fois déployé c'est la seule faute de gout coté design. Cela semble un peu surdimensionné. Cela sans doute dans le but de renforcer l'appareil de ce coté là. On trouve d'ailleurs sur Youtube des vidéos ou cette charnière est mise à rude épreuve. L'écran peut en particulier se mettre à l'horizontal pour uen visée façon TLR. Ajoutons à cela qu'après mise à jour du firmware à la version 1.3, le mode crop s'enrichit d'un mode 1:1 (format carré) qui ajouté à l'écran orientable et à une optique à grande ouverture donne une sensation très similaire à celle de mes moyen formats 6x6. C'est la première fois que j'ai cette sensation sur un numérique. On n' a pas complètement le rendu 3D de ceux ci mais cela commence à y ressembler. Ce format de crop se fait également en raw. Il peut sembler gadget, mais: d'une part la visée s'adapte (que ce soit en live view ou dans le vieux optique) permettant de mieux composer en carré (et de ne pas avoir de souci de recadrage en post traitement), d'autre part le raw étant croppé, on économise un tiers du poids final de la photo dès la prise de vue, cela n'est pas négligeable! Cette petite fonctionnalité de rien du tout est un de mes coups de coeurs lors de cette ouverture.

Passons maintenant aux premières impressions au déchargement sous Lightroom. Les raws ont maintenant la possibilité d'être développé avec plusieurs profils: portrait, paysage, ... ce n'était pas le cas sur le K5 (ou je n'ai jamais su mettre en place la fonctionnalité). Rien de révolutionnaire mais c'est toujours bon à prendre. Les premières photos étant à ISO élevés me voilà de suite confronté aux conditions difficiles. A 100% le bruit est bien présent, sous une forme très légère avec un moutonnement bien plus fin que sur le K5 mais néanmoins bien visible.  Le traitement du bruit sous LR a l'air efficace, au moins aux tailles de mon écran (23 pouces). Il me faudra faire des tests plus poussés pour voir le comportement réel dans ces conditions de prises de vue, ainsi que lors de prises de vue à 100 iso. Néanmoins il n'y a pas de "WOW effect" à la première visualisation des raws à 3200/6400 isos. En fonction de la destination finale (format), il est possible qu'il faille post traiter. La gestion du bruit bien que quantifiée dans les revues d'appareils me semble bien subjective.  La possibilité de voir à 100% est aussi bien trompeuse. Sur mes négatifs grand format, la visualisation 100% est souvent floue et granuleuse la ou des tirages classiques en révèlent absolument rien. Il est très probable que le bruit soit invisible sur une large gamme d'iso, pour une photographie ramenée à mes dimensions usuelles (voire bien au delà).

Pour résumer:

Les plus:
- le design global
- le viseur optique large et agréable
- l'écran orientable
- l'ergonomie encore enrichie 
- le wifi et la possibilité de visualiser /déclencher à distance (je n'ai pas encore testé cette fonction)
- le pixel shift (je n'ai pas encore testé cette fonction et elle semble couteuse en poids mais le rendu vu sur certaines galeries Flickr est époustouflant)

Les moins:
- le poids
- le volume
- la perte du flash intégré (je ne l'utilise quasiment jamais en tant que flash, en revanche celui du K5 pilotait le mode P-TTL des flashs Pentax & compatibles, la il faut acheter un autre petit flash pour cela)

Comparé à d'autres marques il aura sans doute des faiblesses sur certains points: 
- vélocité de l'AF et couverture des collimateurs,
- optiques à (très) grande ouverture (même si il y a les sigma art, une revision des limited FF en version DFA avec une motorisation DC serait bienvenue)

Je vous ferai un compte rendu plus détaillé sur son usage après plusieurs semaines et quelques centaines d'images post-traitées!

PS: J'enrichirai cet article avec quelques photos de comparaison d'appareils cote à cote, liens extérieurs, vidéos,  dès que possible.




jeudi 19 janvier 2017

Julie - Chez elles - II

Après la première partie publiée il y a quelque semaine, voici la seconde séance chez elles avec Julie.
Cette séance a eu lieu près de deux ans après la première, dans l'appartement qu'elle partage avec son compagnon.

Pour cette séance, j'avais amené mon Pentax K5, mon fuji Xpro-1 et mon Rolleiflex 3.5A.
Le pentax est moins souple en sensibilité en intérieur que le Xpro-I, avec une montée du bruit plus sensible que sur le Xpro-1. Mon Tamron 17-50/2.8 a également beaucoup de mal dans ces ambiances à faire le point efficacement. Néanmoins, la gamme du zoom m'offre une souplesse que je n'ai pas avec le seul 35/1.4 sur le Xpro-1. Les deux se complètent assez bien , au prix néanmoins d'une différence de colorimétrie assez importante entre les boitiers. Sans doute serait il possible de les étalonner tous les deux afin d'homogénéiser le travail?

Pour le moment, je ne vais pas jusque là et j'utilise l'un ou l'autre en fonction de l'inspiration. Au post traitement, j'ai plutôt tendance à  traiter en couleur ce qui vient du Xpro-1 et en noir et blanc ce qui vient du K5.

Les photos au Rolleiflex sont beaucoup plus difficiles à faire en intérieur. Lorsque la pellicule est déjà entamée, je suis vite limité par les 400 isos. Il faudrait commencer avec une pellicule vierge et pousser le film en fonction de l'ambiance dans le lieu. A réfléchir pour les futures séances de 2017!
 
Voici les images numériques faites lors de cette séance. Les images au Roleliflex ne sont pas encore sur flickr qui me sert d'hébergement pour les photos de ce blog. Cela donnera l'occasion d'un troisième billet.

Bonne Visite! :)




  Julie 


  Julie 


  Julie 


  Julie 


  Julie 



  Julie - Chez elle - II 





Julie

Julie

Julie

dimanche 8 janvier 2017

Meilleurs Vœux 2017

Chez vous tous, je vous exprime tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. 
Santé, bonheur et réussite!